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Coup de Coeur

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couv48321132Mark 11 ans est un enfant « presque » comme les autres, il a un chien nommé Beau et il a promis à son grand-père de réaliser le rêve qu’il n’a jamais pu concrétiser : escalader le Mont Rainier, une des plus dangereuses montagnes des Etat-Unis.

Seulement Mark atteint d’un cancer depuis 5 ans, apprend que la maladie récidive ! Il décide de fuguer avec Beau pour faire ce voyage, qui sera peut-être pour lui le dernier…. Malgré son parcours semé d’embûches, il n’écoute que son courage pour avancer, il est déterminé, il veut gravir cette montagne, va-t-il y arriver ?

Seule Jesse son amie et confidente devine où il est parti, doit-elle tout dévoiler aux parents qui sont complètement anéantis ou doit-elle  garder le secret  pour ne pas briser la confiance et trahir Mark,  quel qu’en soit l’issue ?

Un superbe roman que je vous conseille, un sujet grave et difficile mais qui laisse beaucoup d’espoir et si bien écrit que nous en retenons une belle leçon de vie et de courage.

Ce livre peut être mis entre toutes les mains à partir de 10 ans.

 

LA VERITE VRAIE de Dan Gemeinhart,
traduction Fabien Le Roy, édité chez Robert Laffont

Sylvie

 

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Coup de cœur

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Il est des lectures qui ne vous laissent pas tranquilles, que vous n’avez pas envie d’arrêter avant la dernière page, et vous donnent encore après l’impression de n’en être pas sortis. Il y a des lectures qui sont de vrais coups de cœur, mais dont vous avez pourtant du mal à parler…

Par le vent pleuré de Ron Rash est de ces livres.

J’ai envie de partager ce plaisir de lecture, de le conseiller, je l’offrirai très sûrement à mes proches à Noël…

Et pourtant

Est-ce qu’il suffit de dire que ce roman est remarquablement bien écrit (et bien traduit), que la période choisie est envoutante, le lieu dépaysant, que les personnages sont attachants, ou au contraire qu’on aime les haïr, que le récit fait de flash-back ménage jusqu’aux dernières pages le suspens aussi bien qu’un bon roman policier ?

Est-ce qu’il suffit d’en résumer ainsi l’histoire : fin des années soixante, dans une petite ville reculée en Amérique, deux frères adolescents vivant sous la coupe d’un grand-père autoritaire font le temps d’un été la découverte de l’amour, du sexe, de l’alcool, de la drogue. Cette nouvelle liberté, excitante et dangereuse a un prénom : Ligeia. Ligeia qui disparaît soudainement comme elle est apparue et n’est de retour que quarante ans plus tard, sous la forme d’un cadavre déterré par une crue de la rivière.

Est-ce que vous dire que, à peine le livre refermé, je me suis précipitée sur les autres romans de cet auteur finira de vous convaincre ?

Faites-moi juste confiance et essayez !

Catherine

Coup de coeur

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la-tresse-laetitia-colombaniLa Tresse, premier roman de Laetitia Colombani, par ailleurs scénariste, réalisatrice et comédienne

Trois destins de femmes dans trois continents

L’Indienne Smita, intouchable, vide à mains nues les lieux d’aisance des familles des castes plus élevées, et refuse que sa fille vive la même honte et la même indignité. Il lui faudra trouver le courage et la force, avec l’aide de Vishnou, de se battre pour que Lalita aille à l’école, qu’elle apprenne à lire et à compter, et qu’elle puisse vivre une autre vie.

Giulia, jeune Sicilienne de Palerme, travaille dans l’atelier familial qui fabrique des perruques et postiches avec de « vrais cheveux »… Quand son père adoré, gravement accidenté, tombe dans le coma, elle découvre que l’atelier croule sous les dettes, et qu’il va falloir fermer et licencier les ouvrières. Comment sauver l’atelier et aussi son amour naissant pour un homme qui n’est pas la bonne personne dans ce monde si traditionnaliste ?

Sarah, quadragénaire canadienne, brillante avocate, associée dans un cabinet prestigieux dont elle devrait prendre la tête, trois beaux enfants, représente la réussite professionnelle absolue. Placardisée après le diagnostic d’un cancer, elle découvre la brutalité du monde du travail, impitoyable pour les malades et les faibles qui ne répondent plus à l’obligation de performance exigée. Est-ce qu’une perruque peut lui redonner l’envie de lutter et de reconstruire sa vie ?

Les chapitres, clairs et courts, sont consacrés successivement à ces femmes qui se battent pour leur liberté et leur dignité et pour infléchir un destin qui semblait tout tracé. Trois récits entrelacés, comme les trois brins qui forment une tresse…

Danielle

Ce n’est pas parce qu’on a rien à dire….

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« Ce n’est pas parce qu’on à rien à dire qu’il faut fermer sa gueule » affirmait en 1975 le film de Jacques Besnard.

Mais c’est justement parce qu’il a quelque chose à dire que Cyril Mokaiesh a décidé d’ouvrir la sienne.

Présent dans le paysage musical français depuis une dizaine d’années, après avoir officié au sein du groupe « Mokaiesh », c’est par sa carrière solo qu’il se fait finalement remarquer.

Du Rouge et des passions, sorti en 2011, lui permet de se produire au festival des Francofolies de La Rochelle ainsi qu’à la Fête de l’Humanité. L’Amour qui s’invente (2014),  Naufragés (2015) et Clôture (2017) commencent à baliser un parcours qui s’annonce prometteur.

Les références souvent citées à son égard (Léo Ferré, Noir Désir,…) sont justifiées. A l’écoute de « Mon époque » ou du « Cri des essoufflés » on retrouve une amplitude et une projection de voix, une certaine façon de tenir les finales, une orchestration tumultueuse ou bien miroitante dans les arpèges qui rappellent l’univers du poète monégasque.

Revendicatif, Cyril Mokaiesh écorche les dérives du système (« La Loi du marché », « Clôture », « Ici en France », « Seul ») sans la rage musicale du rock dont s’entourait Bertrand Cantat. Le texte prime ici.

Cependant, réduire Mokaiesh à un manifeste seulement politique parce qu’il a chanté « Communiste », serait bien trop réducteur. Engagé certes, révolté évidemment, partisan sans aucun doute. Mais surtout militant.

Militant d’un regard humaniste et concerné, parfois idéaliste, mais souvent poétique sur les aléas de la vie et les rebonds du quotidien : « On dira qu’on n’a pas vu venir le lierre grimper sur nos cœurs….

C’est la précarité des sentiments, le mal-être des séparations (« 32 rue Buffault »), les blessures et les difficultés des relations (« Folie quelque part », « Remettre un peu de bleu », « Blanc cassé ») qui sont éclairés par la plume de l’artiste.

Mais Cyril Mokaiesh se fait aussi interprète des mots des autres, à la façon du travailleur manuel.

Il tire de l’oubli douze chansons empruntées à des auteurs notoirement méconnus (Jacques Debronckart, Bernard Dimey, Vladimir Vissotsky,…) ainsi qu’à quelques autres issus du même encrier (Philippe Léotard, Mano Solo, Allain Leprest, Daniel Darc). Cyril Mokaiesh nous propose des interprétations débarrassées des scories du paraître et de la séduction facile dont s’alourdissent quelques récents braillards…. On est plongés dans la confidence, la proximité, l’intimité. On sent la matière pétrie, façonnée, polie avec l’attention de l’artisan respectueux de la belle ouvrage. Il a su conserver l’esprit du texte que renforce une orchestration épurée et sobre (voix & piano) grâce à la complicité efficace de Giovanni Mirabassi. Il se fait la « voix de leurs âmes », pour paraphraser Keny Arkana.

 « Regarde au loin là-bas

L’envolée de la mer

Elle te fait la musique et joue

Ses plus grands airs

Elle te parle un langage venu

D’un autre temps

Que tu peux t’inventer

Si tu t’y plais

Dedans… « 

(Du rouge et des passions)

 

Pierre

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UNE-SACREE-MAMIE-01Une sacrée mamie / Yoshichi Shimada et Saburo Ishikawa

La mère d’Akihiro ne pouvant plus subvenir à ses besoins, elle décide d’envoyer son plus jeune fils chez sa grand-mère, à la campagne. Pour le petit garçon, une nouvelle vie commence auprès de la vieille femme et de son entourage. Les moyens de subsistance sont maigres mais avec beaucoup d’imagination et d’astuces, cette sacrée mamie réussit à améliorer le quotidien. Grâce à un tempérament hors du commun, ce personnage haut en couleur réussit à communiquer sa joie de vivre et sa façon de toujours voir la vie du bon côté à son petit-fils. Les 11 tomes de la série permettent aussi de faire connaissance avec de multiples personnages comme Nanri le meilleur ami bagarreur d’Akihiro, Tanuma le camarade de classe rapporteur et avare, Monsieur Aota l’instituteur ou encore la grand-mère de Nanri « Tome-aux-oreilles-infernales » matriarche du village qui n’hésite pas à user et abuser de sa situation pour obtenir de nombreuses faveurs des villageois.

Ce manga est une adaptation de l’autobiographie de Yoshichi Shimada qui a connu un vif succès au Japon. Ce récit tendre et drôle, oscillant sans cesse entre rire et émotion, évoque le Japon des années 50-60 et la relation particulière entre cette sacrée mamie et son petit-fils.

Vanessa

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graines-de-montagneGraines de montagne de Philippe Barbeau et Etienne Pageault

Dans un pays tout plat, vivent deux tribus : celle des petits très petits et celle des grands très grands. Les petits doivent se contenter de ce que veulent bien leur laisser les grands et cela leur déplait. Particulièrement le plus petit des petits qui invente toutes sortes de stratagèmes pour être plus grand que les grands. Dans cette course à la grandeur, les grands ne sont pas en reste mais heureusement tout finira bien dans ce pays où il y aura finalement des petits, des moyens et des grands !

Un album poétique sur la différence et le respect des autres. Les illustrations aux formes adoucies d’Etienne Pageault rendent ce livre très lumineux. Aux tons bruns orangés des illustrations répondent l’alternance de couleurs du texte. En effet, l’album est syllabé afin de faciliter la lecture et est ainsi adapté aux personnes qui apprennent à lire ou aux dyslexiques. Une mise en page spécifique que l’on retrouve dans d’autres titres de la maison d’édition La poule qui pond, installée à Clermont-Ferrand.

Vanessa

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Bonnes nouvelles du monde, par Alain Serres et Nathalie Novi, aux éditions Rue du Monde

Le vieux Théophraste, journaliste à la retraite, envoie chaque matin les mille oiseaux de sa volière parcourir le monde à la récolte des nouvelles. De retour de leurs longs périples, chaque soir les oiseaux parlent et échanges leurs informations, malheureusement les nouvelles ne sont pas bonnes ! « Atchoum ! La forêt a éternué ! », « Boum boum ! Les armes ont parlé ! », « La faim a encore affamé »…Théophraste est désespéré et se désole à l’annonce de ces tristes nouvelles. Un jour heureusement, un petit colibri « Zunzuncito »,  arrive à la volière, lui qui est si petit, compte bien se faufiler dans tous les recoins de la planète à l’affût des moindres petites bonnes nouvelles, des petits bonheurs, des messages d’humanité… afin de redonner le sourire et l’espoir à Théophraste.  Y parviendra-t-il ?

Un bel album avec de magnifiques illustrations de Nathalie Novi et un texte d’Alain Serres qui nous décrit les difficultés du métier de journaliste et sur une note optimiste nous donne une belle leçon de citoyenneté et l’espoir de connaître un jour un monde meilleur.

Sylvie