Auvergne

Les bonnes résolutions de la rentrée

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Vous avez profité des vacances d’été pour vous aérer, marcher, découvrir d’autres contrées ?

Et si maintenant vous exploriez notre région,  grâce à notre fonds renouvelé de guides spécialisés ?

Un patrimoine naturel – les paysages et milieux naturels, les arbres et les forêts, l’eau – à découvrir

Paysages et milieux naturels en Auvergne

à pieds…

Randos au fil de l'eau

à cheval … Et aussi plein d’autres idées avec : Puy-de-Dôme : Planète active « 13 activités de plein air à pratiquer sur 40 sites sélectionnés ».

 

Un kilomètre à pieds …

Danielle

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Marie-Hélène Lafon

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MARIE-~1Dans cette campagne, ce « pays », les « étrangers » (ceux qui ne sont pas nés dans le village, voire dans le canton) ne sont pas les bienvenus. Les relations entre les autochtones, même entre les membres d’une famille, ne sont pas pour autant plus faciles. On est habitué à la rudesse de la vie, qui n’a d’égale que celle du climat. Et on se surveille, on se jalouse. On sent le regard par en dessous, qui observe sans rien dire mais n’en pense pas moins, le regard qui soupèse, qui juge, qui envie, qui prédit de mauvaises augures.

Dans ce pays, on ne sait pas communiquer, on retient tout en soi (ou on dit maladroitement, tout d’un coup, dans la confiance ou dans l’urgence, comme une bulle qui éclate). Et le lecteur sent sourdre quelque terrible secret de famille. Inceste, enfants illégitimes, adultère, morts non naturelles, origines des douleurs jamais nommées mais refoulées, suggérées, imaginées, fantasmées. Et toute la rancœur qui va avec. Il en pressent le danger. Il se dit que tout cela finira mal. Et dans cette tension permanente, il sent poindre le drame.

Bien que ou parce s’ils ne savent pas se dire, Marie-Hélène Lafon a beaucoup à écrire sur ses personnages, et on sent dans l’écriture rapide de son premier roman (Le soir du chien), hachée, sans fioritures, sans superflu, l’urgence de dire ces choses, comme dans un flot, un abcès crevé qui déverse son pue. Le style des romans suivants (L’Annonce, Les Pays, Les Derniers indiens, Joseph) est plus apaisé, moins aride, plus recherché, les phrases s’allongent, s’étirent, en de longs chapitres. Les mots sont choisis avec soin, des mots savants, qui éveillent l’attention et caressent l’oreille.

Chacun de ces romans, qu’il soit polyphonique ou construit en flashback, est étourdissant. Chaque regard, chaque retour, laisse un peu mieux comprendre ce que le précédent n’avait fait que suggérer, par petites touches mystérieuses, sans que les secrets ne soient entièrement dévoilés. Les personnages sont forts, marquants. Longtemps après avoir refermé le livre, on se souvient de Marlène, Annette, Nicole, Claire, Marie, Jean, Alice, Joseph…

Marie-Hélène Lafon écrit magnifiquement ce pays, ces paysans, avec un style qui est lui est propre. Et si son style évolue, son regard s’adoucit, elle reste fidèle à son thème de prédilection, le rude pays du Cantal – très précisément la vallée de la Santoire -, pour notre plus grand bonheur.

Marie-Hélène Lafon écrit ses origines. « Quand j’écris, je rejoins mon vrai pays, c’est très intestin, très organique, comme malaxer la viande. »(L’Express,‎ 1er septembre 2009). Née dans une famille de paysans du Cantal, lieu où elle a vécu jusqu’à ses 18 ans, elle part ensuite étudier à la Sorbonne – expérience de déracinement qu’elle narre dans Les Pays -. Professeur agrégé de grammaire, elle enseigne le français, le latin et le grec, d’abord en banlieue parisienne, puis à Paris, où elle vit.

Catherine

Merci !

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Merci aux auteurs, illustrateurs, éditeurs, libraire, lecteurs, animateurs

Merci au public venu nombreux

Merci à la Région Auvergne, soutien de l’évènement

Merci à tous les services municipaux

… pour cette très belle journée

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Retour en images sur Thiers à la page, édition 2015 :

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Tout au long de l’année, découvrez les autres fêtes du livre proposées sur le territoire du Livradois-Forez

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Jean Anglade, 100 livres, 100 ans

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jean Anglade

Jean ANGLADE, est né le 18 mars 1915 dans un hameau d’Escoutoux. Il est le fils d’une servante et d’un ouvrier maçon qui sera tué sur le front de la Somme en 1916. Se destinant d’abord à être menuisier, il entre à l’Ecole Normale d’instituteurs de Clermont-Ferrand sous l’influence d’un de ses professeurs de cours complémentaire. Il obtint son premier poste à Thiers. Sa condition financière très modeste – et dont il est fier car gage de sa simplicité – l’empêche de poursuivre des études mais il continue d’apprendre en autodidacte pour devenir professeur de lettres. En 1935, il se marie. En 1943 naît sa fille unique, « sa plus belle réussite » comme il se plait à le dire avec tendresse. Dès 1944 il est professeur de français à l’Ecole Nationale Professionnelle de Thiers (aujourd’hui Lycée Jean Zay). Il obtient son agrégation d’italien en 1947 puis enseigne cette langue au Lycée Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand de 1949 à 1975.

Il a trente-sept ans lorsque paraît en 1952 son premier roman Le Chien du Seigneur qui aborde l’histoire d’un prêtre ouvrier officiant dans une usine de caoutchouc. C’est un sujet très sulfureux pour l’époque mais le pari est brillamment relevé. Dès lors, il ne cesse pas d’écrire, les titres se succèdent et le succès est vite au rendez-vous. En 1957, Jean Anglade obtient le Prix du roman populiste pour L’Immeuble Taub. En 1967, Des chiens vivants est un roman qui juxtapose le journal de bord imaginaire de trois nazis incarcérés par le tribunal de Nuremberg. En 1969, son vingt-et-unième ouvrage est son premier « roman auvergnat » : il s’agit d’Une Pomme oubliée. A partir de là, l’Auvergne devient sa principale source d’inspiration, ce qui lui vaut le surnom de «Pagnol auvergnat ». Après Henri Pourrat et Alexandre Vialatte – qui fut un de ses amis – il est celui qui incarne, avec le plus de ferveur et de générosité pour sa terre d’origine et ses habitants, l’Auteur auvergnat.

A 100 ans, le doyen des lettres auvergnates et aussi l’un des plus prolifiques puisqu’il a écrit une centaine de livres. Le registre de l’auteur est vaste, entre biographies (Pascal l’insoumisLes Montgolfier, Hervé Bazin), livres d’histoire (La Vie quotidienne en Italie, La Vie quotidienne des immigrés en France), essais, livres humoristiques, traductions (Le Prince de Machiavel, Le Décaméron de Boccace), recueils de poésie, scénarios de films ou pièces de théâtre. Mais malgré des millions d’ouvrages vendus, des rééditions nombreuses, systématiquement en poche, et des livres parfois traduits en anglais Jean Anglade est toujours resté discret, loin des émissions de télévision et des cercles littéraires de la capitale. S’il est resté distant, c’est peut-être aussi par désaccord avec les critiques, qui l’ont étiqueté « écrivain régionaliste » ou « de terroir ». Une étiquette qu’il récuse, car si Jean Anglade a écrit sur l’Auvergne, il est aussi l’auteur d’une œuvre variée, et si la plupart de ses romans ont pour décor sa région natale, pour autant, les œuvres de Jean Anglade explorent davantage le genre humain que la géographie auvergnate. Cet écrivain à succès est devenu une référence dans la culture littéraire de la scène littéraire française.

Toutes les œuvres de Jean Anglade sont disponibles à la Médiathèque.
Monsieur Anglade est l’invité d’honneur de notre fête du livre « Thiers à la page » les 29 et 30 mai

Au programme (toutes ces activités sont gratuites) :

Découvrir la carrière de Jean Anglade, grâce au téléfilm « A l’école de ma vie », projeté en présence de son réalisateur Yves Courthaliac, le vendredi 29 à 20h au cinéma Le Monaco

Rencontrer l’auteur en personne, lui faire dédicacer son dernier roman Le Grand dérangement, ou d’autres…, le samedi 30 mai de 10h à 12h30 et de 15h à 17h place Antonin Chastel

Ecouter une sélection de textes parmi les plus remarquables de Jean Anglade, lus par les comédiens-lecteurs de Acteurs, Pupitres et Cie, samedi à 14h, salle des Ursulines

Ecouter encore une évocation de la vie et l’œuvre de Jean Anglade au travers d’un montage sonore, audible dans une « cabine d’écoute », samedi de 10h à 17h, place Antonin Chastel

Etudier. Comme en clin d’œil à sa carrière d’enseignant, venir s’essayer aux dictées et exercices de calcul dans un authentique décor d’Ecole communale. Ou, si on est d’humeur plus champêtre, préférer l’école buissonnière et ses lectures au pied de l’arbre…

 Catherine

crédit photo: Artephoto Stéphane Olivier


Thiers à la page 2015

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Pour la deuxième édition de son salon du livre Thiers à la page, la Médiathèque fête le centenaire du doyen des lettres auvergnates, Jean Anglade, invité d’honneur. Autour de lui, une trentaine d’auteurs, illustrateurs et éditeurs auvergnats.

thiers à la page

Les éditions Adequat, Arielle Alby, Nicolas Andrieux, Nicole Andrieux, Jean Anglade, Chantal Arnaud, Ludivine Bourduge, Patrick Chaussidière, Catherine Chossière, Jean-Pierre Croizier, Danielle Duchefdelaville, Gisèle Dutheil, Jean-Paul Fontanon, Yveline Gimbert, Georges Guigon, Marion Janin, les éditions La Poule Qui Pond, les éditions Loustik, Emmanuelle Maisonneuve, Christophe Masson, Martine Michaud-Fievet, Raymond Morge, Annie-France Négron, Albert Pignol, Jean-Marc Pineau, Christian Robert, Céline Roussel et Sonia Roussy seront présents samedi 30 mai place Antonin Chastel de 10h à12h30 et de 15h à 17h pour la vente-dédicace de leurs ouvrages.

La veille au soir et tout au long de la journée du samedi, plusieurs animations gratuites sont proposées à toute la famille.

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