MOOC

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Acronyme anglais pour « massive open online course », un MOOC est un cours en ligne ouvert à tous, généralement gratuit. Les participants aux cours, enseignants et élèves (qui peuvent être très nombreux, jusqu’à 100.000 !) sont répartis dans le monde entier et communiquent uniquement par Internet. Chacun travaille depuis chez soi, et à son rythme. Souvent, le cours se présente sous forme de vidéos, complétées par des exercices corrigés par les participants eux-mêmes, ce qui permet d’apprendre de manière interactive et collaborative.

Dispensés à l’origine par de grandes universités américaines, ils se sont multipliés depuis 2013. Aujourd’hui, des écoles et plateformes françaises proposent elles-aussi de nombreux cours ouverts dans des domaines aussi variés que : art, littérature, management, développement personnel, informatique, sciences, économie, droit, histoire, langues, santé…

Des annuaires français recensent les MOOC disponibles : http://mooc-francophone.com/ ou http://www.digischool.fr/mooc/

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FUN est une plateforme de MOOC lancée par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Son but est de permettre à chacun de suivre, partout dans le monde, un enseignement gratuit et de qualité, dispensé par des professeurs d’université. Parmi les cours proposés par FUN, un a attiré mon attention : « Fantasy, de l’Angleterre victorienne au Trône de fer » . Six semaines de cours à raison d’un effort de travail estimé à deux heures par semaine. Je suis inscrite à ce MOOC, qui débutera le 19 mai. Et vous, ça vous tente ?

Catherine

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Les Crocodiles : témoignage sur le harcèlement et le sexisme ordinaire

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Les Crocodiles : témoignage sur le harcèlement et le sexisme ordinaire, mis en dessins par Thomas Mathieu. Editions Le Lombard, 2014

Une BD pas comme les autres, issue d’un projet construit sur internet sous le nom Projet Crocodiles http://projetcrocodiles.tumblr.com/

Thomas Mathieu illustre des témoignages de femmes sur le harcèlement de rue, le machisme et le sexisme ordinaire en s’inscrivant dans un mouvement plus large de prise de conscience de ce véritable problème de société. Dans ses planches, les décors et les personnages féminins sont traités en noir et blanc de manière réaliste tandis que tous les hommes sont représentés sous la forme de crocodiles verts. Pas de frontière étanche entre les crocodiles et les autres : tous les mecs bien peuvent être des crocodiles à un moment ou un autre, tous les crocodiles peuvent à un moment ou un autre être des mecs bien .

Le lecteur ou la lectrice est invité à l’empathie pour épouser le point de vue de la femme qui témoigne et à s’interroger sur le comportement des crocodiles quand ils endossent le rôle stéréotypé de dragueurs/ prédateurs.

Thomas Mathieu ne se contente pas de témoigner, il va plus loin en proposant aussi un guide de défense, voire de contre-attaque, selon la situation et la nature de l’agression.

Sur le même thème : Non c’est non : petit manuel d’autodéfense à l’usage de toutes les femmes qui en ont marre de se faire emmerder sans rien dire, Irène Zellinger, Marabout

Danielle

La réponse à toutes vos questions

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Vous avez interrogé Google et vous êtes découragés devant le nombre de réponses ? Vous avez fait en vain le tour des encyclopédies de votre médiathèque préférée ?

Pour répondre à toutes les questions que vous pouvez vous poser (hors consultations juridiques et médicales !) deux services en ligne sont proposés gratuitement et ouverts à tous les internautes :

http://www.eurekoi.org/

http://www.guichetdusavoir.org/

Des dizaines de bibliothécaires formés à la recherche documentaire sur Internet et dans les bases de contenus spécialisées, tentent par tous les moyens de trouver (sous soixante-douze heures maximum, hors dimanches et jours fériés) des réponses à vos questions. Le réseau Eurêkoi est un service public proposé par la Bibliothèque Publique d’information du Centre Pompidou : il est constitué de 47 bibliothèques françaises ou belges. Le Guichet du savoir est un service assuré par les bibliothécaires de la Bibliothèque municipale de Lyon.

« Google peut vous apporter des centaines de milliers de résultats, mais les bibliothécaires peuvent vous aider à trouver le bon », Neil Gaiman, Pourquoi notre futur dépend des bibliothèques, de la lecture et de l’imagination, 2013

Catherine

A comme …

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« Sur le corsage de sa robe, en belle étoffe écarlate et tout entourée des arabesques fantastiques d’une broderie au fil d’or, apparut la lettre A. »

Hester Prynne est condamnée à exhiber cette lettre écarlate, signe d’infamie, debout sur l’estrade du pilori à la vue de tous, sous le poids solennel d’un millier de regards curieux, désapprobateurs, puritains de la Nouvelle-Angleterre du 17ème siècle. A porter ensuite cette lettre jusqu’à la fin de sa vie, et après sa mort gravée sur sa tombe. Son complice, dont personne ne connaît le secret et qui a échappé à la justice des hommes, porte quant à lui une identique lettre brulante à même sa peau, comme marqué au fer de sa conscience. A comme…

lettre ecarlateA cette époque et en ce lieu, on ne plaisante pas avec le châtiment. Quelques années plus tard, dans la toute proche localité de Salem, au terme d’une chasse aux sorcières effrayante, on pendra vingt-cinq hommes et femmes soupçonnés d’avoir pactisé avec le diable. Ou comment le rigorisme moral et le fondamentalisme religieux, intégriste et sectaire, mènent à l’hystérie collective. Un thème on ne peut plus intemporel…

L’histoire de cette Lettre écarlate, écrite en 1850 par Nathaniel Hawthorne a inspiré plusieurs adaptations cinématographiques plus ou moins fidèles ou métaphoriques, mièvres ou démonstratives, jusqu’à la romancière américaine Hillary Jordan, qui en donne en 2011 une réécriture sur le mode de l’anticipation et de la science-fiction (Ecarlate, éditions Belfond).

« Les classiques sont des livres qui exercent une influence particulière aussi bien en s’imposant comme inoubliables qu’en se dissimulant dans les replis de la mémoire par assimilation à l’inconscient collectif ou individuel. » Italo Calvino

Les deux romans sont à la Médiathèque : à vous de juger…

Et pour la plaisir des yeux, une œuvre d’art textile d’Olivia Ferrand rendant hommage à Hawthorne (exposition collective conçue par la Fraction Armée Révolutionnaire du Tricot , « La lettre écarlate », 2013, Villeurbanne) :

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Catherine

The Sinking of the Titanic, de Gavin Bryars

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twi92241°46’N & 50°14’W. Le 14 avril 1912 de 23h40 jusqu’au 15 avril 1912 à 2h20, il aura fallu 2h40 au Royal Mail Steamer « Titanic » pour entrer dans les eaux froides de l’océan Atlantique nord. Et aussi, dramatiquement, dans l’Histoire.

Gavin Bryars, contrebassiste et compositeur britannique, a voulu rendre hommage à l’orchestre du bord qui, sur les ordres du capitaine et tout le temps qu’a duré le naufrage, a continué à jouer sans interruption jusqu’à être à son tour englouti par les flots. Composée initialement en 1969, The Sinking of the Titanic évolue et s’étoffe à mesure que progresse la connaissance du drame. C’est donc toujours une oeuvre ouverte en développement.

Le projet musical tente d’explorer comment les sons et la musique de l’orchestre pouvaient être entendus et modifiés, altérés, transformés par la masse liquide. L’eau en effet, d’une certaine manière, est le personnage principal de ce poème symphonique, plus que le Titanic lui-même.

L’oeuvre commence par 4 coups de cloche, celle des bateaux bien sûr, qui est frappée pour avertir d’un danger, mais aussi le glas, celui des 1500 passagers qui périrent cette nuit-là.

Puis une mélodie très simple de notes arpégées, jouée à l’archet par la contrebasse et un ensemble de cordes. Ce motif musical sera présent tout au long de la pièce, ostinato matérialisant l’eau qui nous entoure, sans fougue et sans violence (ce n’est pas un  océan déchaîné) mais qui, inexorablement, va nous submerger. Sur un tempo très lent, car 52300 tonnes ne sombrent pas à la vitesse de l’éclair, Gavin Bryars installe magistralement un climat d’angoisse.

Cette nappe sonore est ponctuée de différents éléments soit extérieurs : voix humaines de survivants (6’10 ; 37’20) , soit intégrés à la partition et produits par des instruments : craquements (4’18 ; 10’15 ; 17’30),  goutte à goutte annonciateurs de rupture et de progression de l’eau (5’30 ; 7’08 ; 42’30).

Petit à petit, la sonorité de l’orchestre se « métallise » (percussions, métallophones, cuivres), les cordes passent à l’arrière-plan, le son s’assourdit, s’étouffe. Le mouvement de l’eau est traduit par l’intensité de la masse orchestrale, qui enfle et désenfle, et l’on palpe vraiment la force de l’eau.

Le compositeur, pour obtenir des effets sonores saisissants, joue beaucoup avec les sons harmoniques (sons complémentaires d’un son de base, non-joués volontairement par l’instrumentiste), comme si le « corps » du son principal était englouti.

La clarinette fulgurante et les cymbales accompagnent le Titanic qui bascule pour la dernière phase du naufrage (de 37′ à 40′).

La fin est proche, chaque instrument et/ou groupe d’instrument se fait entendre avant de repartir au fond du champs sonore, comme une dernière présentation, un dernier hommage avant la mort (52′).

La musique s’adoucit peu à peu, elle s’éloigne progressivement jusqu’à la fin de la pièce. Le Titanic a coulé.

The Sinking of the Titanic a été enregistré plusieurs fois sur disque. La version proposée ici a été captée à Bourges, dans un château d’eau, lieu choisi à dessein pour la résonance particulière qu’il génère.

Compositeur associé à la musique minimaliste, Gavin Bryars réussit le tour de force de nous embarquer dans ce drame et de nous faire plonger dans cette angoisse des passagers avec sa partition apocalyptique. Du grand art.

Pierre

[Les durées peuvent varier en fonction du matériel de lecture. Elles ne sont données ici qu’à titre indicatif].

Temps d’activités périscolaires à la bibliothèque jeunesse

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vignette-droits-enfantsDans le cadre des T.A.P. (Temps d’Activités Périscolaires) la Bibliothèque a animé un atelier sur le thème des Droits de l’enfant et la citoyenneté avec 13 élèves du CM2 GEORGE SAND.

Nous avons visité l’exposition «Tous mes Droits d’enfant » du Conseil Général . Ensuite il y a eu un après-midi débat avec de nombreux échanges enrichissants. Les enfants ont été très sensibles aux conditions de vie dans certains pays, et ont pris conscience de la chance qu’ils avaient d’être en France.

Nous avons également inauguré la salle « Malala ». Malala YOUSAFZAI est une jeune Pakistanaise qui milite pour le droit des femmes et le droit à l’éducation pour toutes les filles. Elle a reçu le prix Nobel de la paix en 2014. Cette inauguration s’est faite en présence de deux personnes d’Amnesty International, qui ont ensuite échangé avec les enfants, en insistant surtout sur le droit à l’éducation, droit fondamental et indispensable.

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IMG_0656-8Ensuite nous avons abordé le thème de la citoyenneté, les droits et les devoirs des enfants au quotidien, à l’école, en famille. Sous forme de jeu, nous avons, à partir d’un conflit donné, proposé plusieurs solutions (de la pire à la plus adaptée) pour résoudre le problème. Chaque enfant a pu s’exprimer sur son choix, et ensemble nous avons essayé de trouver la solution la plus adaptée pour gérer au mieux la situation. Nous en avons discuté, et les enfants ont bien assimilé le fait qu’on ne répond pas à la violence par la violence.

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Cette expérience a été très enrichissante aussi bien pour les enfants que pour les animateurs.

                                                                               Sylvie

Jeu des 7 familles

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DSCN1561Voici un petit compte rendu d’une animation qui a eu lieu le samedi 28 février dans votre Médiathèque : Dans le cadre de la semaine du numérique, nous avons organisé un atelier portant sur la création d’un jeu de cartes. Vous connaissez probablement le logiciel de manipulation d’images : Paint ? Un outil on ne peut plus simpliste par ses fonctions… Cependant, associé à une brillante idée le logiciel peut faire toute la différence. Et l’idée : créer un jeu des 7 familles ! Vous aviez toutes les cartes en mains ! Le logiciel Paint, livré sur toutes les licences de Windows, couplé à plusieurs bonnes adresses pour la création d’avatar en ligne ont permis de réaliser des cartes dignes d’un designer de jeux de société.

L’animation a duré trois heures : 20150228_162724

Deux heures consacrées à l’ébauche du jeu de cartes par informatique : personnalisation de l’architecture de la carte avec Paint et création d’avatars sur plusieurs sites proposant un large choix de style du plus déjanté au plus réaliste.

Et une heure de jeu (eh oui ! il faut bien l’essayer) avec un jeu de cartes préparé à l’avance par nos soins.

Nos designers en herbes furent des enfants et aussi quelques adultes que nous remercions pour leur participation et l’agréable moment que nous avons passé.

Kévin