Et si vous réalisiez les prochains marque-pages de la Médiathèque ?

Publié le Mis à jour le

marquepagePendant toute cette année 2015, les marque-pages réalisés par les trois lauréats de notre concours ont fait le bonheur de nos lecteurs et des collectionneurs.

Il est temps de penser aux signets qui seront mis à disposition à la Médiathèque à partir de janvier…

Pour la deuxième année, la Médiathèque organise un concours, à l’occasion du Marché de Noël. Le thème retenu cette année est le « Japon » (non pas le Noël japonais, mais le Japon dans toute la diversité de sa culture)

Vous pouvez participer en nous envoyant autant de créations que vous le souhaitez, soit à titre individuel, soit en groupe.

Le règlement complet est disponible à la Médiathèque ou téléchargeable ici : Règlement du Concours de marque pages 2015

Nous attendons avec impatience, curiosité et envie, de recevoir vos créations…

Soyez nombreux à participer et n’hésitez pas à en parler autour de vous !

Catherine

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Journées du Patrimoine

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museeLe Musée de la Coutellerie et les Sites patrimoniaux de Thiers fêtent les Journées européennes du Patrimoine, les 19 et 20 septembre, avec de nombreux rendez-vous exclusifs !

A ne pas rater :

– Journée d’étude Désir(s) de patrimoine industriel Samedi 19 septembre, de 10h30 à 19h (Vallée des usines, usine du May et Creux de l’enfer)

La ville de Thiers a souhaité s’interroger sur le patrimoine industriel et technique, qui prend une résonance particulière à Thiers, ville industrielle dont la physionomie s’est construite autour d’un site exceptionnel, la vallée des usines. Le nombre de visiteurs de l’Usine du May, du musée de la Coutellerie ou de d’autres sites de la vallée des usines montre à quel point le patrimoine industriel est aujourd’hui une source de fascination pour le public. D’où vient ce désir de patrimoine industriel, si présent ? Comment a-t-on appris à apprécier l’architecture industrielle, à la trouver belle et intéressante,  sachant qu’il y a moins de 30 ans elle était décrié ? Pourquoi existe-t-il aujourd’hui tant de reconversions de sites industriels ? Ce désir naît-il d’une nostalgie d’un monde disparu où est-il l’émanation d’une nouvelle représentation intellectuelle sur laquelle appuyer une politique territoriale ?

Visite gratuite du musée de la Coutellerie, de l’usine du May et de la vallée des rouets 

En vous souhaitant de très belles Journées du Patrimoine,

Claire (Musée de la coutellerie et Sites patrimoniaux)

Choeur de tricot fait sa rentrée solidaire

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tricot solidaritéPour Chœur de tricot aussi, c’est la rentrée ! Et cet automne, on tricote quoi ? De la solidarité, bien sûr !

Les samedis, de 14h à 17h à la bibliothèque des adultes, vous pourrez participer à 4 projets :

– Layette pour la Maternité de Thiers , pour vêtir chaudement les nouveau-nés

– Habillage d’une poupée Frimousse pour l’UNICEF qui travaille pour les droits des enfants partout dans le monde
https://www.unicef.fr/article/la-frimousse-la-poupee-qui-vaccine-les-enfants

– Tricot d’accessoires chauds pour l’association SAKADO , à destination des hommes qui vivent dans la rue pour compléter les sacs à dos (sacs cadeaux) que nous allons remplir cet automne
http://sakado.org/

 « Mets ton bonnet », tricotage de bonnets miniatures pour les petites bouteilles de jus de fruits INNOCENT au bénéfice des Petits Frères des Pauvres qui agissent en faveur des personnes âgées isolées.
https://www.petitsfreresdespauvres.fr/dons/tricoter-solidaire.html
http://www.metstonbonnet.fr/

Pour toutes ces actions, nous avons besoin de fils à tricoter de toutes sortes. N’hésitez pas à nous apporter les pelotes, même bien entamées, que vous n’utilisez plus. Grand merci à vous pour votre participation

Et puis, allez lire ce joli texte, doux comme une pelote de laine mohair :

« Elle doit avoir 12 ans, sage comme une écolière, ce qu’elle est : écolière. De sa blouse bleu lavande dépassent deux jambes maigres, moulées dans un fuseau en dentelle noire… De son cartable, elle sort une pelote de laine… » La petite du bus 94 par Sigolène Vinson, dans la revue Causette, juillet-août 2015.

flaque

Danielle

Lectures gourmandes pour les tout-petits : des livres à dévorer !

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bbLa Médiathèque de Thiers vous invite à une séance de Lecture-goûter,  Le mercredi 30 septembre à 16h à la Médiathèque (bibliothèque jeunesse)

Tous les enfants, tout-petits et plus grands, ainsi que leur famille sont les bienvenus. L’entrée est gratuite et sans inscription

Venez écouter les bibliothécaires et Pauline, lectrice à la PMI

Les lectures seront suivies par un goûter offert par la Médiathèque (pour les bébés, vous pouvez apporter le goûter de votre enfant)

Catherine

Les bonnes résolutions de la rentrée

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Vous avez profité des vacances d’été pour vous aérer, marcher, découvrir d’autres contrées ?

Et si maintenant vous exploriez notre région,  grâce à notre fonds renouvelé de guides spécialisés ?

Un patrimoine naturel – les paysages et milieux naturels, les arbres et les forêts, l’eau – à découvrir

Paysages et milieux naturels en Auvergne

à pieds…

Randos au fil de l'eau

à cheval … Et aussi plein d’autres idées avec : Puy-de-Dôme : Planète active « 13 activités de plein air à pratiquer sur 40 sites sélectionnés ».

 

Un kilomètre à pieds …

Danielle

La part de l’autre

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la part de l'autre« La minute qui a changé le cours du monde est celle où l’un des membres du jury de l’École des beaux-arts de Vienne prononça la phrase « Adolf Hitler : recalé » ».

Le célèbre dictateur se présente pour les examens de sélection des Beaux-Arts de Vienne. Cependant…

« Adolf Hitler : Recalé ».

Trois mots lâchés, péremptoires… à la manière d’un obus éclatant en d’innombrables petits morceaux qui ne tarderont pas à se planter sur la peau de leurs victimes.

Et si le véritable coupable de cette guerre était ce bonhomme, aussi banal soit-il, qui prononce sans vergogne ce triumvirat de mot qui sonnera le glas de l’humanité tout entière ? Que serait-il passé si ce jeune Adolf était admis à l’école des Beaux-Arts ?

« Un homme se fait de choix et de circonstances. Personne n’a de pouvoir sur les circonstances mais chacun en a sur ses choix ».

Eric Emmanuel Schmitt nous propose de découvrir un tout autre monde, une uchronie inquiétante mais pas moins intéressante, en parallèle sa biographie romancée avec comme point de départ la réponse au résultat de sélection. Ce roman ne vous manquera pas de vous faire froid dans le dos ! Tant sur sa vision de la réalité et de sa personnalité que sur la compassion de l’auteur vis-à-vis de l’artiste maudit que l’Histoire décrit comme l’homme le plus détesté de l’humanité.  En conséquence de quoi, l’auteur vous mettra en question sur vous-même, à l’identification même à cet homme à qui vous justifierez tous ses crimes.

Un roman à la fois tragique et romantique, fictif et palpable. Un contraste d’autant plus fort par l’alternation sémantique des deux histoires (celui d’Hitler le dictateur et Adolf H. l’artiste peintre) qui ne fera qu’accentuer le malaise à chaque instant entre le livre et le lecteur.

Et si nous avions tous une part d’Hitler en soi ?

La part de l’autre est un roman édité chez Albin Michel en 2001 et disponible en bibliothèque adulte.

Kévin

Marie-Hélène Lafon

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MARIE-~1Dans cette campagne, ce « pays », les « étrangers » (ceux qui ne sont pas nés dans le village, voire dans le canton) ne sont pas les bienvenus. Les relations entre les autochtones, même entre les membres d’une famille, ne sont pas pour autant plus faciles. On est habitué à la rudesse de la vie, qui n’a d’égale que celle du climat. Et on se surveille, on se jalouse. On sent le regard par en dessous, qui observe sans rien dire mais n’en pense pas moins, le regard qui soupèse, qui juge, qui envie, qui prédit de mauvaises augures.

Dans ce pays, on ne sait pas communiquer, on retient tout en soi (ou on dit maladroitement, tout d’un coup, dans la confiance ou dans l’urgence, comme une bulle qui éclate). Et le lecteur sent sourdre quelque terrible secret de famille. Inceste, enfants illégitimes, adultère, morts non naturelles, origines des douleurs jamais nommées mais refoulées, suggérées, imaginées, fantasmées. Et toute la rancœur qui va avec. Il en pressent le danger. Il se dit que tout cela finira mal. Et dans cette tension permanente, il sent poindre le drame.

Bien que ou parce s’ils ne savent pas se dire, Marie-Hélène Lafon a beaucoup à écrire sur ses personnages, et on sent dans l’écriture rapide de son premier roman (Le soir du chien), hachée, sans fioritures, sans superflu, l’urgence de dire ces choses, comme dans un flot, un abcès crevé qui déverse son pue. Le style des romans suivants (L’Annonce, Les Pays, Les Derniers indiens, Joseph) est plus apaisé, moins aride, plus recherché, les phrases s’allongent, s’étirent, en de longs chapitres. Les mots sont choisis avec soin, des mots savants, qui éveillent l’attention et caressent l’oreille.

Chacun de ces romans, qu’il soit polyphonique ou construit en flashback, est étourdissant. Chaque regard, chaque retour, laisse un peu mieux comprendre ce que le précédent n’avait fait que suggérer, par petites touches mystérieuses, sans que les secrets ne soient entièrement dévoilés. Les personnages sont forts, marquants. Longtemps après avoir refermé le livre, on se souvient de Marlène, Annette, Nicole, Claire, Marie, Jean, Alice, Joseph…

Marie-Hélène Lafon écrit magnifiquement ce pays, ces paysans, avec un style qui est lui est propre. Et si son style évolue, son regard s’adoucit, elle reste fidèle à son thème de prédilection, le rude pays du Cantal – très précisément la vallée de la Santoire -, pour notre plus grand bonheur.

Marie-Hélène Lafon écrit ses origines. « Quand j’écris, je rejoins mon vrai pays, c’est très intestin, très organique, comme malaxer la viande. »(L’Express,‎ 1er septembre 2009). Née dans une famille de paysans du Cantal, lieu où elle a vécu jusqu’à ses 18 ans, elle part ensuite étudier à la Sorbonne – expérience de déracinement qu’elle narre dans Les Pays -. Professeur agrégé de grammaire, elle enseigne le français, le latin et le grec, d’abord en banlieue parisienne, puis à Paris, où elle vit.

Catherine