Etude de faisabilité : ça avance

Publié le Mis à jour le

La Municipalité a décidé de rénover sa Médiathèque.

Bien que celle-ci soit fréquentée par un public fidèle (1500 inscrits actifs, soit 12% de la population, auxquels il faut ajouter tous les usagers qui viennent à la Médiathèque sans être inscrits), elle présente un aspect vieillissant et ne répond plus aux nouveaux standards, aux nouvelles attentes du public, aux nouveaux usages.

Aujourd’hui les médiathèques sont pensées non plus seulement comme des lieux où on emprunte des documents culturels ou de loisir (livres, CD, DVD, revues), mais comme des lieux de vie, de convivialité, de partage et d’échange.

Ces nouvelles missions se déclinent au travers des animations culturelles proposées par les médiathèques, mais passent aussi par l’offre d’un espace moderne, convivial, confortable, qui permet à chacun d’y trouver facilement sa place que ce soit pour venir emprunter, passer un moment agréable, travailler sur place dans le calme, visionner un film, écouter de la musique, faire de nouvelles rencontres, échanger, etc.

Il s’agit donc de rénover / repenser la Médiathèque de Thiers qui, tout en restant dans le même bâtiment va faire entièrement peau neuve.

  • Elle occupera la totalité du bâtiment, y compris les étages supérieurs,
  • La bibliothèque jeunesse sera intégrée dans ce bâtiment
  • Il s’agira de proposer plus d’espaces au public, ce qui signifie : des espaces plus aérés, plus de places assises, plus de postes de consultation d’Internet
  • Elle devra bénéficier d’une meilleure visibilité sur l’extérieur, avoir une vraie entrée qui donne envie de venir découvrir le lieu, et qui puisse permettre de donner vie à la place Antonin Chastel

Méthodologie :

Un premier travail de réflexion a été mené en amont depuis 2 ans par le personnel de la Médiathèque, qui est notamment allé visiter d’autres médiathèques neuves ou récemment refaites sur la Région, pour y prendre les bonnes idées et échanger avec d’autres collègues bibliothécaires.

Depuis un mois, une étude de faisabilité a été confiée à un cabinet d’étude spécialisé : Emergences Sud est un cabinet d’ingénierie culturelle spécialisé dans la conception ou la rénovation de Médiathèques. Ils vont nous accompagner et nous conseiller :

  • D’une part dans la faisabilité technique du projet en ce qui concerne le bâtiment (évaluation des surfaces, des portances des planchers, des possibilités de circulation entre les différents niveaux, etc.)
  • D’autre part dans la conception du projet lui-même : quels types de services allons-nous proposer ? Comment ces services seront-ils organisés ? Quels nouveaux supports devront être mis à disposition du public ? Quels types d’animations et d’accompagnement dans l’appropriation de ces supports ? Quels horaires d’ouverture  seront les plus pertinents ?

Dans ce but, un questionnaire a été diffusé largement et a déjà reçu près de 300 réponses. Il est encore possible de donner son avis : soit en ligne ICI, soit sur un questionnaire papier disponible à la Médiathèque ou à l’accueil de la Mairie.

Calendrier :

  • Les résultats de l’étude, qui seront soumis à chaque étape, à validation par la municipalité, seront connus fin mai.
  • L’approfondissement du projet sera ensuite confié à un architecte, dont le travail devrait aboutir à un « avant-projet définitif » à la fin de l’année 2016
  • Les travaux pourraient commencer au dernier trimestre 2017 et durer un an et demi à 2 ans en fonction de leur ampleur.

Travaux préparatoire : le désherbage

En parallèle, dès maintenant et jusqu’au début des travaux, un travail de remise à jour des collections va être mené. Vous allez voir certains rayons s’alléger : les bibliothécaires vont procéder à ce qu’ils nomment « désherbage ».

Une bibliothèque de lecture publique n’a pas de mission de conservation, sauf cas spécifique (fonds local). Elle ne poursuit pas un objectif de spécialisation ou d’exhaustivité. Elle est un service public, au service d’une population, à laquelle elle doit rendre un service de qualité. Ses collections doivent permettre l’accès à l’information et à une documentation fiable et à jour, elles doivent favoriser la culture, y compris populaire (loisir et plaisir) en équilibrant la réponse à la demande et l’offre de découverte.

Les collections d’une médiathèque sont vivantes : de nouveaux documents sont achetés et intégrés en continu (en 2015 : 450 livres pour les adultes, 540 livres jeunesse, 260 CD, et 61 abonnements), les livres obsolètes, abimés, au contenu périmé, sont enlevés au fur et à mesure de leur remplacement par des éditions nouvelles.

Le « désherbage » consiste à retirer des rayonnages en libre accès ou en magasin les documents qui ne peuvent plus être proposés au public. Il sert principalement à :

  • actualiser les collections, garantir des informations fiables, correspondant à la demande, incluant les nouveaux auteurs, nouveaux genres littéraires, nouveaux savoirs et savoir-faire
  • aérer les rayonnages, faciliter l’accès aux documents, mettre en valeur et attirer l’attention sur des ouvrages de qualités et sur les nouveautés (qui ne sont plus noyées dans la masse), favoriser l’attractivité des collections
  • donner beaucoup plus d’espace pour les humains et leur confort, en diminuant la hauteur et la densité du mobilier,
  • interroger la cohérence et l’équilibre d’un fonds
  • veiller à la qualité de ce qui est offert plutôt qu’à la quantité
  • économiser du mobilier supplémentaire, du temps de remise en rayon et de suivi de rayon (augmenté et compliqué par l’encombrement des rayons), du temps et du matériel de nettoyage/réparation

Il s’agit d’une opération intellectuelle soumise à des règles précises
sur le plan méthodologique : les éliminations sont décidées en fonction de critères pratiques et intellectuels et découlent d’une analyse fine de chaque document, dans le contexte d’une collection particulière
sur le plan juridique : depuis la publication du Code général de la propriété des personnes publiques en 2006, seuls « les documents anciens, rares ou précieux des bibliothèques» font désormais partie du domaine public (Ordonnance n° 2006-460 du 21 avril 2006, article L 2112-1). Les fonds patrimoniaux et le «fonds local» ne se désherbent pas. Assujettis à la règle de l’inaliénabilité, ces derniers doivent être, pour être cédés ou vendus, soumis à une procédure de déclassement et de désaffectation. Les autres documents, c’est-à-dire les collections courantes, principaux objets visés par les campagnes de désherbage, relèvent du domaine privé. Ils sont aliénables et peuvent donc être facilement retirés de la bibliothèque.

Les documents en très mauvais état (tâchés, crayonnés, aux pages manquantes, CD rayés) sont pilonnés, c’est-à-dire détruits. Quand cela est possible, les matériaux sont recyclés.

Tous les autres documents désherbés sont proposés à la vente annuelle de livres usagés organisée par la Médiathèque. La prochaine aura lieu le samedi 19 novembre à la salle polyvalente Jo Cognet.

Catherine,
Directrice de la Médiathèque

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